Je n'ai plus les mots. Alors à quoi bon écrire?! Bonne question.
Avant, l'écriture était mon exutoire. Ma porte de sortie. Mon "parachute". Maintenant je me sens un peu perdue. Non, perdue tout court. Je ne sais plus très bien où aller, dans quel sens avancer. Chacun de mes pas me ramène vers le précédent. Ou vers un obstacle passé. Obstacle qu'on juge bon de m'imposer incessamment. Parce que: "Elle est forte, elle s'en remettra, c'est une fille bien". Oui, assez bien pour endurer tout ça il faut croire. Ou assez bien pour croire que j'y arriverai seule. Au fond, merci de me voir aussi forte. Ce n'est rien comparé à ce que je pourrai être si...
Je garde depuis bien trop longtemps en moi ce qui ne se dit pas. Ce qui n'est pas dans le conventionnel ou ce qui pourrait changer bien des choses pour bon nombre d'entre vous. Et pas qu'en bien croyez-moi. Mais je pense que dans un sens ce n'est pas plus mal. Ça fait déjà bien longtemps que j'ai cessé de croire que tout ça aura une quelconque importance pour vous. Que tout sera compris. Parce que ne me la faites pas à l'envers, au final, notre propre personne importe toujours plus que le reste non?! (Non.) Je ne jouerai pas la bonne samaritaine. Ce rôle ne me convient pas. Parce que je sais que les langues se délient une fois la nuit tombée. Que lorsque le chat n'est pas là les souris dansent. J'ai ouvert les yeux il y a quelques temps déjà. Quand tout ça a laissé sa trace. Quand les mots, ceux que je n'ai pas ou ne dis pas, ont pris une place bien plus importante que tous ces actes manqués.
Je n'ai plus les mots. Alors à quoi bon écrire. Quelle question!
Accumulations. Révélations. Trahisons. Pardons. Addictions. Abjection. Passion. Abstraction. Acceptation. Banalisation. Soumission. Accélération. Adaptation. Adultération. Amélioration. Affection. Agitation. Aggravation. Altercation. Amplification. Amputation. Auto-flagellation. Conclusion? Corrosion...
Les mots laissent place à la frustration. Celle qui fait ce que je suis aujourd'hui. Mais n'en doutez pas, la libération est proche. Vous faites de moi ce que vous méprisez le plus. Ironique non?!
A toi, qui ne lira peut-être pas cet écrit, sauf si tu reviens dans ma liste d'amis (non mais "amis" au sens facebookien, qu'on s'entende bien). Sache que je n'oublies pas. Je ne t'oublies pas. J'ai passé le cap du pardon. Parce que oui, au bout d'un moment, il faut savoir garder les pieds sur Terre et ne surtout pas se les faire piétiner. Je pense sincèrement que la roue tourne. Le jour où tu en feras les frais, retiens uniquement ceci: bien que je sois loin, j'ai toujours une pensée pour toi. Toi qui ne m'a pas planté de couteau dans le dos. Toi qui a fait mieux. Tu l'as enfoncé. Tu as tout brisé. Garde en mémoire que ce jour là, où que tu sois, pense à moi, et au sourire qui s'affichera sur mon visage pour le revers de la médaille. Je te méprise pour tout ce mal que tu as causé. Pour tout ce que tu as gâché. J'en ai finis de sourire aux cons. Et ce n'est que le début...
Ces quelques mots pourraient être mal compris. Ou mal pris, tout simplement. Et je ne m'en excuserai pas puisque ces quelques mots sont tout de même sortis, au grand damne de votre conscience. Merci à vous... Un jour vous apparaitrez dans un de mes ouvrages. Je n'ai pas encore de titre pour tout ça mais j'y réfléchis activement. Tant de choses à raconter, on ne laisse pas ça passer, même si ça vous déplaît.